31 juillet 2015

TAG : Extraordinary Means

   J'ai été taggée par Be Lecture, du blog Lectures en B, donc nous voici repartis pour le deuxième tag de ce blog!

1 - Je renoncerais à mon abonnement internet pendant un mois pour une première édition de ce livre dédicacée par l'auteure...

Alors là, j'hésite un peu, mais je vais me lancer et dire Frankenstein, de Mary Shelley. Je n'ai pas la même vision qu'elle par rapport à la créature, mais ça a été love at first reading avec ce roman et  j'adorerai faire un petit tour de TARDIS et avoir une dédicace!

"Beware, for I am fearless, and thereore powerful"

2 - Je renoncerais aux pizzas pendant un an si je pouvais être assise à côté de cette auteure pendant un vol longue distance.

C'est assez difficile comme question... Une année entière sans pizzas? Allez, on va dire que la brillante Robin Hobb le mérite pour avoir totalement volé mon cœur de lectrice! Et si en prime elle me raconte des histoires totalement folles, ce serait parfait. Et on pourrait parler de dragons. J'adore les dragons. 

Elle a l'air innocente, comme ça, mais elle a une imagination hallucinante.

3- Je me coltinerais des milliers d'heures de pub si cela assurerait l'adaptation de ce film par Hollywood.

Question très difficile, tellement j'aimerais voir de livres adaptés... Je ne sais pas si Hollywood serait le meilleur choix pour ce film, mais on va dire le très sombre Drood, de Dan Simmons, un énorme coup de foudre littéraire.



4 - Je ne lirais plus jamais de nouveaux livres si je pouvais vivre dans le monde de celui-ci.

Sans trop hésiter cette fois, je répondrais la très belle trilogie à la croisée des mondes, de Philip Pullman. J'ai trouvé l'univers tellement poétique, surtout dans l'idée des daemons, que je serais partante pour abandonner de nouvelles lectures et explorer les mondes parallèles dans les aurores boréales...



5 - Je laisserais volontiers mon historique google être dévoilé publiquement si je pouvais être la meilleure amie de cet auteur. 

Parce qu'après tout, c'est une fan de SF qui répond à cette question, je dirais que je peux voyager dans le temps - et oui, encore une fois! - et je pense que j'adorerais Edgar Allan Poe. Pas sûr que ce soit réciproque, mais je serais vraiment heureuse de voir comment ses idées lui venaient par rapport à ses états d'âme. L'interprétation de Ben Chaplin dans le Twixt de Coppola a sûrement participé à la représentation très positive que je me fais de cet auteur... 

 

Oui, j'ai décidé que cette adorable citation valait bien un montage. Et la deuxième photo permet de réaliser que des gens ont pu avoir un autographe d'Edgar Poe. Injustice, quand tu nous tiens. 


6 - Je donnerais tout ce que je possède à Emmaüs si je pouvais sortir avec ce personnage-là.

Ce tag ne comprend décidément que des questions difficiles... J'ai d'abord pensé à Ben Barnes en Dorian Gray avant de me dire qu'il avait beau être (très) attrayant à l'écran, il ne devait pas moins être une vraie ordure dans la vie... Pareil pour Stuart Townsend dans la Ligue des gentlemen extraordinaires. Donc place aux vampires et au Dracula joué par Gary Oldman. Oui, ce film date de l'année de ma naissance, mais une classe pareille, ça ne vieillit pas.


  Et si je peux avoir la fameuse robe rouge de Mina/Winona Ryder en bonus, je ne dis pas non. 


  Et voici pour ce tag. Je désigne Kaecilia du blog Kae et Sandra du blog Accros à la lecture. à votre tour les filles : ) 










28 juillet 2015

Challenge Back to school

Evidemment que je vous ai mis une photo de Poudlard... What did you expect?

  Ce challenge nous est gracieusement proposé par Be Lecture, du blog Lectures en B. Le principe est simple : à chaque genre, ou sous-groupe de genres littéraires correspond un Master, qui ne sera validé que si 12 livres au minimum sont lus dans la catégorie correspondante. Je vous invite bien évidemment à éplucher l'article de Be pour plus de détails!

    Voici un petit récapitulatif de mes objectifs :

  •   Master Of Science (SF) : moyenne (12 livres lus)
  •   Master Of Imagination (Fantastique, etc.) : moyenne (12 livres lus)

    Tout ceci me donne un total de 24 livres lus au cours de l'année en ce qui concerne le cursus obligatoire Self Confidence. C'est une moyenne très modeste que j'espère dépasser, mais je préfère ne pas trop m'avancer puisque mon emploi du temps risque d'être très chargé... 
    En attendant mon hibou - je ne désespère pas -, je vous laisse peaufiner vos PAL!

Mathieu Gaborit : Les crépusculaires

    Cet auteur a déjà figuré sur ce blog avec ses fabuleuses Confessions d'un automate mangeur d'opium, écrites avec Fabrice Colin. Je m'attaque cette fois à la trilogie des Crépusculaires, lecture suggérée par Émeline, rédactrice du blog La bibli d'Emy. Cette lecture s'inscrit dans le cadre de la première édition du challenge des Book-a-holics anonymes la Ronde de lecture, dont vous entendrez souvent parler dans la mesure où nous tentons de le tenir environ une fois par mois - à l'exception de cet été.

Oui, cette édition est ma-gni-fique.
Résumé de l'éditeur : 
Le baron de Rochronde n'est plus. Et, selon la coutume, son fils Agone doit lui succéder. Or, peu enclin à suivre les traces de son père, guerrier sanguinaire impitoyable, celui-ci se destine à une vie d'érudit itinérant. Agone accepte néanmoins la dernière requête du défunt : passer une semaine au collège occulte du Souffre-jour, où d'éminents maîtres d'armes et de magie initient aux arcanes de puissants pouvoirs. Là, il va découvrir le sens de sa destinée... Alors que grandissent menaces extérieures et conspirations fomentées par les adeptes du Cryptogramme-magicien, l'héritier de Rochronde, armé de sa fidèle rapière Pénombre et rompu aux plus redoutables arts magiques, saura-t-il trouver son salut et délivrer les Royaumes Crépusculaires qui sombrent dans la tourmente ?
447 pages
1. Souffre-jour
2. Les Danseurs de Lorgol
3. Agone

    Mon avis : Je dois avouer être assez sensible aux noms des personnages. Et voici que l'on me propose de suivre le parcours d'un certain Agone, autrement dit l'un des héros de roman portant le plus beau nom que j'ai jamais lu. Je me demande si Amélie Nothomb aurait approuvé, et je vous reparle bientôt de son énigmatique Saturnine. Mais revenons à nos moutons fantastiques et penchons-nous sur le cas de cet Agone. Si le nom est plutôt macabre - je ne peux m'empêcher de penser au mot "agonie"- il renvoie certainement au lourd passé d'assassin du jeune homme, formé par son père le baron de Rocheronde dans les ruelles sombres de Lorgol.
     Désormais désireux de rejoindre les enseignants de Préceptorale, l'école destiné aux paysans et non plus à une élite, Agone doit se conformer au testament de son père et à la volonté du Cryptogramme-magicien, un ordre ayant pour vocation de maintenir la magie sous un certain contrôle. Jusque-là, l'histoire de succession et de vocation contrariée dans une trilogie de fantasy ne paraît pas excessivement originale. C'est réellement la façon de la tourner et de s'en servir intelligemment qui a fait que cette trilogie est addictive. J'ai eu énormément de mal à la lâcher, tant le style de Gaborit est élaboré et son univers complètement fou à la fois dépaysant et familier. Dépaysant, parce que comme tout bon auteur de fantasy, M. Gaborit a su créer avec brio son propre univers, très original. Familier, parce que l'on y retrouve des créatures imaginaires très connues, telles que des lutins, des farfadets ou même des ogres... Bien évidemment, ils sont présentés d'une façon certainement différente de celle dont vous avez l'habitude, et c'est un régal. à aucun moment on a une impression d'accumulation de créatures fantastiques, chacune a réellement sa place dans les Royaumes Crépusculaires.
     Quant aux personnages principaux, leur psychologie est très travaillée, même si je ne peux réellement témoigner que pour Agone, puisque mis à part quelques passages destinés à faire grimper la tension, le récit est présenté de son point de vue. Au final, j'ai trouvé qu'il était un personnage très attachant, un bon exemple de héros malmené. Suivre ses pérégrinations a été un excellent moment de lecture, et j'ai presque regretté que la série ne comporte que trois tomes.
     J'ai eu moins de facilité à m'évader avec les passages relatifs aux prises de pouvoir, mais j'ai été totalement emportée par tout le mystère autour du Souffre-jour et la magie particulière de cet univers. J'ai particulièrement adoré les personnages des danseurs, de créatures dont les mouvements, guidés par les magiciens, créent les sortilèges et enchantements. C'est une forme de magie originale et très poétique, notamment dans la relation danseur-magicien.

    Pour finir, j'ai été réellement envoûtée par cette série et je compte me plonger très rapidement dans le "spin-off", Abyme. Je suis définitivement conquise par le style de M. Gaborit et je vous recommande plus que jamais cet auteur. Par ailleurs, j'ai bien aimé reprendre pied avec la fantasy, qui est un genre que je ne connais que très peu en-dehors de Tolkien, Robin Hobb et Jean-Louis Fetjaine. 

     On reprendra le mois prochain pour la suite de cette Ronde de lecture, avec Doctor Sleep, de Stephen King!

Lectures conseillées :
Confessions d'un automate mangeur d'opium, de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin;
Abyme, de Mathieu Gaborit.

 

19 juillet 2015

Le tour du monde en 80 bibliothèques #5

    On repart cette semaine pour l'Amérique du Sud, et plus précisément pour Rio de Janeiro avec la bibliothèque du cabinet royal de lecture portugais. J'ai immédiatement été fascinée par les couleurs intenses, qui se démarquent un peu des bibliothèques plus traditionnelles, comme les trois que je vous ai montrées précédemment. (Ici, et ...) Le but étant de diversifier les articles, j'espère que vous apprécierez de voir un style architectural un peu différent!


   Cette bibliothèque est apparemment assez célèbre, au vu du nombre d'informations que j'ai facilement pu trouver à son sujet. Pourtant, elle n'est pas toujours mentionnée dans les guides touristiques. Personnellement, je ne l'ai découverte qu'à l'occasion de mes articles, et le coup de cœur à été immédiat. Elle contient plus de 350 000 livres, dont certains ouvrages très rares. 
   

    Nous devons la superbe architecture de style néogothique à l'architecte Rafael da Silva e Castro. Construite à la fin du XIXè siècle à l'initiative de réfugiés portugais, cette petite merveille est considérée comme l'une des plus belles bibliothèques du monde - jugez par vous-mêmes!

Des livres, des livres, et toujours des livres. J'aime beaucoup ce type de décoration.
    Non content d'être un bijou architectural, le cabinet royal de lecture est un hommage au poète Luis de Camoes (1525 - 1580), une des figures majeures de la littérature lusitanienne, d'une envergure comparable à celles de Dante, Shakespeare ou encore Virgile. La construction du monument a d'ailleurs commencé le jour du tricentenaire de sa mort, le 10 juin 1880. 

Une vue plus détaillée des vitraux et du magnifique lustre.
    La bibliothèque est ouverte au public depuis 1900, et ne cesse d'accueillir des conférences sur la culture lusitanienne, Elle reçoit également un exemplaire de chaque ouvrage publié au Portugal.


    Il s'agit déjà de notre troisième incursion dans le monde latin pour cette rubrique, mais j'apprécie la petite variation qu'offre cette bibliothèque, dans la mesure où elle représente à elle seule un mélange de cultures, non seulement dans son architecture mais également dans les ouvrages qu'elle contient.
 
   Encore une fois, j'espère que la visite vous a plu!

    

15 juillet 2015

Petites histoires illustrées par Mr Tim Burton

    Quand j'ai vu le nom de Tim Burton sur la tranche, je n'ai même pas hésité à me procurer ce livre. Etant une adepte de contes étranges grâce à Messieurs Edgar Poe, Villiers de l'Isle-Adam ou encore Jean Richepin, je ne pouvais que brûler de curiosité à l'idée de lire ceux d'un de mes réalisateurs préférés. 

   






Résumé de l'éditeur :
Fidèle à son univers d'une inventivité particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfant solitaires, étranges et différents, qui ne tarde pas à nous horrifier, à nous émouvoir et à nous faire rire.






 
     Nous retrouvons effectivement ici le côté enfantin et macabre de Tim Burton, qui n'est pas sans rappeler les perles Frankenweenie et même l’Étrange Noël de Mr Jack, voire les Noces Funèbres. Les enfants en question? Tous pourvus de grands yeux, dont on est maintenant certains qu'ils sont une référence directe à Margareth Keane. En parlant d'yeux, les rencontres avec la "fille avec plein d'yeux" (The girl with many eyes) et "l'enfant qui avait des clous dans les yeux" (The boy with nails in his eyes) ont été pour le moins surprenantes. Tout le recueil est rempli d'humour noir, de situations tristes mais loufoques, voire carrément burlesques.
      Cette édition est bilingue, ce que j'ai trouvé parfait puisque l'on peut se régaler des textes originaux, très bien écrits et traduits. J'insiste sur la qualité de la traduction parce que le texte en français est souvent très proche de son original en anglais.
     J'ai vraiment aimé le côté à la fois malsain et attendrissant de la plupart des histoires, dans la mesure où Burton nous fait nous attacher à des personnages... qui ne connaissent pas toujours une fin heureuse, le tout raconté avec une bonne dose d'humour noir.



"Mummy boy

He wasn't soft and pink
with a fat little tummy ; 
he was hard and hollow,
a little boy mummy.

Il n'était pas rose et doux, 
avec un bon petit doudou ; 
mais dur et creux, une vraie anatomie
d'enfant momie.

[...]"My diagnosis", he said,
"for better or worse, 
is that your son is the result
of an old pharaoh's curse".

[...]Le docteur dit : "Voici mon diagnostic, 
pour le meilleur ou le plus catastrophique :
votre fils serait le fruit logique
d'une vieille malédiction pharaonique"."

 En bref, c'est un livre très rapide à lire, qui nous plonge dans l'univers de Tim Burton de façon un peu différente. Les histoires sont sous forme de poèmes très bien construits, autant en anglais que dans la traduction française, et les illustrations agréablement familières. Un régal!

5 juillet 2015

Le tour du monde en 80 bibliothèques #4

    Oui, ce quatrième article aura un peu tardé, mais on se rattrape avec cette petite merveille roumaine. Il s'agit de la bibliothèque de l'université technique de Iasi - et oui, encore une - mise en place au début de l'année 1948 et née de la fusion des départements de chimie organique et de physique. En plus d'être superbe, c'est une bibliothèque scientifique, ce qui lui fait gagner de nombreux points en ce qui me concerne!
    Elle porte le nom de Gheorghe Aschi (1788 - 1869), poète, romancier et dramaturge roumain, qui a contribué à créer cette université en 1860, la première d'enseignement technique du pays.

bibliothèque universitaire gheorghe asachi
     La bibliothèque est passée de 12 000 volumes en 1948 à 962 528 documents répertoriés en 2010, ce qui en fait une source de documentation considérable dans les domaines scientifiques, économiques et juridiques. Elle a ainsi gagné sa place de quatrième plus importante bibliothèque de Roumanie ainsi qu'une renommée internationale.


    Elle a été installée au sein d'un palais dont la construction a débuté en 1897 et s'est achevée après quatre ans de travaux. Ce projet, dirigé par l'architecte suisse Louis Blanc, a été soutenu par le chimiste Petru Poni. 


    En grande partie endommagée pendant la seconde guerre mondiale - notamment le plafond orné de peintures -, elle a vu la plupart de ses ressources transférées temporairement dans d'autres bibliothèques du pays. 


    Les photos que j'ai trouvées ne sont pas très variées, elles ont toutes été prises dans la salle de lecture principale. Personnellement, je ne m'en lasse pas, elles me donnent l'impression d'une atmosphère à la fois chaleureuse et idéale pour tranquillement.... Ces critères peuvent paraître vieux jeu, mais la B.U. dans laquelle j'avais l'habitude de m'installer était horriblement bruyante! En plus, la Roumanie me fait immanquablement penser à Dracula, c'est peut-être aussi pour ça que cette bibliothèque m'attire ; )
   

4 juillet 2015

La trilogie du Vorkeul

    Cette trilogie, composée du Chant, du Rêve et de la Haine du Vorkeul, a été un véritable coup de cœur de mon adolescence. On a ici affaire à une série de science-fiction à l'origine destinée aux adolescents, mais qui peut être élargie à tous publics. L'auteur, Michel Honaker, a également marqué mes lectures avec ses biographies, notamment celles de Beethoven, Bach et Tchaïkovski. C'est réellement un auteur prolifique que je vous encourage à découvrir, y compris pour ses romans jeunesse que l'on peut adorer quel que soit notre âge.



       Résumé :
   Sharn est un Vorkeul, une créature à l'apparence particulière et doté d'un don encore plus étrange : le Chant. Mais de tous côtés, les collectionneurs les traquent, lui et ceux de son espèce. Les Cages se vendent à prix d'or. Privé de l'organe qu'il chérit plus que son âme, Sharn est déterminé à se venger et à reprendre la part de lui qu'on lui a volée...
    Emprisonné au cœur même de Dédale, le monde-prison qui ne cesse de changer de forme, Sharn va devoir survivre. Assouvir sa vengeance. 


Sortie : 1999



      Mon avis : Le risque quand on décide de se replonger dans des séries lues il y a dix ans est de ne plus se souvenir que des grandes lignes. Pas de profusion de détails pour cet article, donc, je me contenterai de vous exposer mon ressenti sur cette série - ou plutôt les souvenirs de ce ressenti. Curieusement, même si je trouve assez frustrant de ne pas avoir les moindres petits aspects de l'histoire en mémoire, il reste assez agréable de me souvenir du coup de cœur que j'ai eu pour ces romans.

     Premier très bon point, l'originalité de l'univers. Je suis tout de suite tombée amoureuse des Vorkeuls, avec lesquels l'identification est d'autant plus aisée que le récit nous est donné du point de vue de Sharn. Il est immédiatement présenté comme une créature sensible, meurtrie du fait de l'ablation de la Cage, ce qui m'a tout de suite fait me prendre d'affection pour lui. On est vraiment ici dans le type du héros tourmenté, sombre
     Leurs particularités sont très rapidement mises en avant : par exemple, l'espèce des Vorkeuls ne comprend que des mâles, qui doivent pour procréer s'accoupler avec une femelle de n'importe quelle espèce. L'union des deux donnera un Vorkeul... Dans la même optique, si les Vorkeuls sont décrits comme laids, on sent qu'ils possèdent malgré tout une sorte de beauté qui leur est propre. 
     Autre bon point, le style de Michel Honaker. La poésie domine cette trilogie, l'écriture est simple sans paraître trop "brute" et le lyrisme omniprésent : la douleur de Sharn, ses émotions, sont au centre du récit. On suit son évolution en trois points distincts : à chaque tome correspond sa peine particulière, son état d'esprit, de la détresse à la soif de vengeance, puis au pardon et à la renaissance.      Le mythe autour de la Cage est lui-même très poétique, tout comme les "ponts d'ombre" que peuvent créer les Vorkeuls dans l'espace par le Chant. Cette faculté leur permet d'ailleurs de créer de façon quasi illimitée, du moins autant que le peut leur imagination. Il existe de plus un Chant spécifique pour différentes émotions, situations, ou besoins, ce qui nous fait rapidement comprendre à quel point leur Cage est indispensable aux Vorkeul. On insiste d'ailleurs très fortement sur le fait que Sharn se sent non seulement mutilé physiquement sans cet organe, mais aussi à quel point il se sent blessé dans son âme. 

   Si vous n'êtes pas intéressés par la science-fiction "pure et dure", cette trilogie est faite pour vous : on n'y trouve pas de termes techniques à toutes les pages, même si le contexte scientifique est bien présent, dans un univers futuriste où la domination de l'être humain s'étend à tout l'univers. En somme, c'est une série que je vous recommande peu importe votre âge. 

    Bonne lecture!